Synergies au Pôle Média de la Belle de Mai

Le Pôle Média : un lieu dédié aux entreprises du Multimédia et de l'Audiovisuel à Marseille

18 février 2007

Medinnov, des synergies en méditerranée

Réunir toutes les structures dédiées à l’accompagnement des créateurs d’entreprises innovantes dans la région méditerranéenne, voilà l’ambition de Medinnov, le Réseau euro-méditerranéen de l’innovation créé en 2005.

« L’objectif est d’éviter les relations assistés-assistants et de permettre à ces pays de créer leurs propres structures en leur transférant notre savoir faire. Ce réseau est avant tout informel et ouvert » explique Lotfi Hamdi, responsable du département international de Marseille Innovation. Les actions menées depuis plusieurs années ont porté leurs fruits. Comme en Tunisie où 19 pépinières d’entreprises sont déjà en activité et 5 supplémentaires seront mises en place d’ici fin 2007.  La création d’emploi en méditerranée est indispensable pour absorber le flux de jeunes diplômés sur le marché du travail.

Le réseau Medinnov a été fondé le 14 avril 2005 par Marseille Innovation (dispositif d’accompagnement à la création d’entreprise des technologies) et par le Réseau Euro-Méditerranéen des agences de promotion des investissements (ANIMA-AFII). Il rassemble des incubateurs qui aident les porteurs de projet innovant à créer leur structure, des pépinières d’entreprises, des laboratoires de recherche, des technopôles, des agences de promotion des investissements et des entreprises innovantes. « Déjà 118 acteurs de l’innovation font partie de Medinnov et sont issus de toute la méditerranée comme de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, d’Egypte, d’Espagne, d’Italie, mais aussi de Jordanie et  du Liban. Lors de notre prochain colloque Medinnov’2007 qui se déroulera en PACA, nous espérons bien atteindre les 200 membres ».

Pour favoriser la synergie, Medinnov diffuse une lettre électronique bimestrielle mettant en avant l’actualité des adhérents et leurs actions. Le portail medinnov.com se fait l’écho de cette newsletter. Selon Lotfi Hamdi, « toutes ces informations créent des opportunités d’affaires » entre les organismes et les entreprises dédiés à l'innovation, aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Des rendez-vous, des partenariats, des emplois

De nombreuses rencontres sont régulièrement organisées en Tunisie, Maroc et Algérie. Baptisées e-3M (multimédia, méditerranéen, monde), elles ont pour but, précise Lotfi Hamdi, de « favoriser les échanges entre jeunes du sud qui maîtrisent un savoir-faire et jeunes du nord qui ont des marchés, elles permettent de monter des partenariats technologiques, des entreprises mixtes avec l’appui des collectivités et des gouvernements».

Pour Thierry SEMIONOFF-BRU responsable d’@CTIS-Ingénierie, société spécialisée dans le conseil et les services informatiques, « Medinnov nous a offert les moyens de rencontrer les décideurs tunisiens, de nous positionner vis-à-vis du gouvernement tunisien, de donner une visibilité à notre entreprise ». Ainsi, au deuxième trimestre 2006, ces rencontres ont abouti à la création d’une filiale en Tunisie, TUNACTIS. « Notre filiale est de droit tunisien. Nous avons une idée, un savoir-faire que nous transmettons afin d’employer les compétences des ingénieurs tunisiens pour la Tunisie.»

La prochaine rencontre e-3M aura lieu les 26 et 27 avril 2007 au Pôle El Ghazala des Technologies de la Communication en Tunisie ; l’objectif est maintenant de développer des rencontres sud-sud, de créer une coopération maghrébine et d’établir des partenariats entre le Maroc et la Tunisie.


http://portail.medinnov.com

http://www.tunactis.com/

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23 décembre 2006

Le Pôle Média, une réalisation majeure d’Euroméditerranée

Les origines : une volonté nationale pour un rayonnement sur le bassin méditerranéen

Euroméditerranée est une opération d’intérêt national, sa mission est de réaménager un périmètre de 310 m²au centre ville afin de favoriser l’implantation d’entreprises, la création d’emplois, le développement culturel et social. Marseille deviendra ainsi une métropole incontournable au sein de la "zone de prospérité partagée" décidée dans le cadre du processus de Barcelone par l'Union Européenne.

Dans le cadre de cette réhabilitation, les anciennes manufactures de tabac, abandonnées en 1990 par la Seita, ont été reconverties en pôle culturel et économique. Les 120 000m² de la friche de la Belle de Mai sont dédiés à la création et au multimédia. Trois pôles ont ainsi vu le jour :

- Le Pôle Auteurs : création contemporaine et de spectacles vivants

- Le Pôle Patrimoine : conservation et restauration des oeuvres

- Le Pôle Média : accueil des entreprises des filières audiovisuelles et multimédia

Propriété de la ville de Marseille, le Pôle Média est financé par l’Etat, l’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) d’Euroméditerranée et les collectivités. Ces dernières participent à l’ensemble des décisions, aux stratégies et orientations du Pôle de la Belle de Mai.

Selon M. Royer, chef de projet Prospection et Promotion, le Pôle Média de la Belle de Mai, situé en plein cœur de Marseille, « répond à la volonté d’accompagner les filières multimédia et audiovisuelles, déjà fortement actives en PACA mais qui n’avaient pas de lieux de convergence qui puissent leur permettre de se structurer ». Le Pôle Média joue un rôle démultiplicateur pour la réalisation de projets innovants grâce à la mise en commun des compétences.

Des équipements, des services, des animations

image_pole_media_4Le bâtiment offre des bureaux aménagés et trois plateaux de cinéma, parmi les plus hauts d’Europe avec  17 mètres de hauteur sous plafond. Le plus grand dispose d’une surface de 1000m²… Il rassemble également les services associés au tournage, à la production et la diffusion et aux prestations techniques (espace montage et démontage des décors, habillage, maquillage…).

La mission de Jean-François Royer consiste à prospecter pour attirer les nouvelles entreprises mais également «de soutenir les acteurs de la filière, association de productions et créer des évènements pour faire rayonner le Pôle Média » comme l’organisation de la compétition International Mobile Gaming Awards, dédiée aux jeux vidéos sur supports mobiles « Nous faisons la promotion de ce lieu en faisant venir des acteurs majeurs du secteur, en communicant sur la spécificité du pôle et la volonté publique de la région. »

Le Pôle Média séduit les entreprises parisiennes (situé à 3h de Paris en TGV), puis les jeunes entrepreneurs convaincus par les prix des loyers inférieurs à ceux du marché, à 115 €/ m² (ceux de la Joliette, sont à 200 € le m²) et l’accompagnement disponible (pépinière, Incubateur, associations de professionnels).


Inauguré en juin 2004, le taux d’occupation de la surface totale s’élève aujourd’hui à 62% soit plus de 40 entreprises pour environ 300 emplois.
Les efforts de promotion et les synergies mises en place ont permis d’attirer les entreprises parisiennes et étrangères à Marseille avec des leaders comme France 3, Euro RSCG et des entreprises innovantes comme Cityvox, Vox Inzebox… Le Pôle Média de la Belle de Mai est, pour M. Royer, une belle réussite.

(Pour en savoir plus : .euromediterranee.fr)

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Cinéma au Soleil : « le Pôle Média est pour nous une bannière, un emblème »

Créée en 1996, l’association Cinéma au Soleil réunit 60 professionnels du cinéma, de l’audiovisuel, de la télévision et du multimédia. Elle a pour mission de promouvoir et de dynamiser la filière autour de projets structurants.

Tous les domaines d’activité du secteur sont représentés : production déléguée et exécutive, tournage, post-production, transmission par satellite, effets spéciaux, numérisation, animations graphiques.  Parmi les adhérents, une dizaine exercent leur activité en indépendant : auteurs, réalisateurs, scénaristes, régisseurs, experts juridiques et financiers…

En avril dernier, Cinéma au Soleil a créé un observatoire du cinéma et de l’audiovisuel en région PACA pour disposer d’indicateurs économiques fiables, indispensables pour comprendre la complexité de la filière et les disparités des industries de l’audiovisuel concernant non seulement le marché, les métiers mais également les formations.

Synergies : dans la filière cinéma, « on se sert les coudes »

Selon Lydie Fenech, responsable opérationnelle de l’association, « les gens qui viennent sont déjà dans l’esprit d’une fédération car dans la filière cinéma, tout fonctionne en réseau, il faut être solidaire, avoir des contacts et connaître des complémentarités. Par ailleurs, même si les entreprises plus anciennes ont le souci de transmettre leurs connaissances, les structures récentes sont davantage ouvertes à la collaboration : « naturellement la jeune génération a plus l’esprit de tribu ».

Pour Lydie Fenech, « le Pôle Média de la Belle de mai est une formidable opportunité en terme de collaboration, de synergie, de partage de savoir… La convergence entre les filières audiovisuelles et multimédia est évidente pour les supports de diffusion, la VOD (Video On Demand), le développement de films pour les web TV, les contenus innovants pour les supports mobiles…

L’association Cinéma Au Soleil est également un relais entre les professionnels du cinéma et les institutions : « parfois le manque de répondant des institutions peut être pénalisant. Des structures comme Cinéma au Soleil ou MedMultimed sont là pour faire le relais, redynamiser et soutenir le secteur ». Les institutions, de leur côté, apportent leurs subventions, car, comme le précise Lydie Fenech, « elles font confiance aux associations de professionnels dont c’est le domaine », pour avoir une expertise sur le secteur.

Marseille, 2ème ville pour l’accueil des tournages :

En 1998, les grands prestataires de tournages parisiens ont fait le choix de parier sur Marseille. Séduits par un matériel de tournage performant et le niveau d’excellence des techniciens, des grands loueurs de matériel comme Panavision, Transpalux, le Groupe TSF ont installé des filiales générant une manne de tournage. Et de l’avis des professionnels, ce choix a été récompensé, car Marseille est aujourd’hui considérée comme un nid pour faire renaître des industries.

La venue de la production du feuilleton Plus Belle la Vie au Pôle Média, a donné une « visibilité absolument inespérée à la ville de Marseille ». Actuellement, de façon récurrente, il y a 6 à 7 téléfilms qui s’y tournent chaque année. « Cela a créé un engouement, néanmoins il faut être vigilant et ne pas user nos sites naturels ou bâtis en réorientant nos productions vers des lieux en dehors de Marseille.» Ses environs offrent un grand potentiel pour les tournages, restent à poursuivre les efforts de promotion.

(Pour en savoir plus : cinemaausoleil.com)

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MedMultimed, accélérateur de synergies

Créée en 2003, MedMultimed est une association d’entreprises régionales, dont l’activité principale est de diffuser des produits numériques culturels, éducatifs, ludiques, touristiques et professionnels. Elle réunit, aujourd’hui, 63 membres situés essentiellement à Marseille et dans les Bouches du Rhône.

Ces entreprises innovantes sont souvent récentes, aux équipes minimes, reconnues pour leur expertise mais, dans bien des cas, encore fragiles. Pour Vincent Deruelle, président de MedMultimed, « elles ont besoin de collaborer sur des projets en synergie, mutualiser leurs informations et compétences afin de poursuivre leur croissance économique. »

Cette association est née de ce besoin des chefs d’entreprises de se fédérer pour structurer la filière mais également de la volonté des collectivités locales et régionales d’être à l’écoute du secteur du multimédia pour mieux le soutenir. Selon Vincent Deruelle « les collectivités et les institutionnels voulaient avoir en face d’eux une organisation légitime qui soit capable de faire remonter des réalités de la filière en ce qui concerne l’emploi, le développement économique et la structuration». Le multimédia, source considérable d’emplois futurs, est un secteur stratégique pour le développement économique de la région PACA. L’association, est ainsi financée par les collectivités, le Conseil Régional PACA, le Conseil Général et Marseille Provence Méditerranée.

Néanmoins, Vincent Deruelle précise que « MedMultimed a une volonté d’être opérationnelle, elle n’accepte que des entreprises, il n’y a pas de consultants, ni d’association ou de collectivités au conseil d’administration. Seuls des professionnels participent à l’ensemble des actions de manière bénévole».

L’adhésion représente une part minime des budgets de l’association, puisqu’elle s’élève à 200 € HT par an mais cela implique plus fortement les entreprises.

Au quotidien, MedMultimed permet à ses membres d’entrer en relation avec tous les acteurs de la filière multimédia : les institutions, les collectivités, les organismes de recherche. Des actions sont menées pour les aider à identifier leur besoin de formation interne et des informations sur le marché régional du multimédia sont mises à disposition. Pour accroître leur notoriété, l'association organise des salons professionnels, des rencontres sur des problématiques fortes avec des personnalités de la filière … Les adhérents peuvent également partager certains coûts de développement : salons, voyages d’affaires, formations. Enfin, MedMultimed diffuse les appels d’offre favorisant ainsi la création de partenariat entre les membres pour y répondre efficacement.

Pour Vincent Deruelle, « les opérations pragmatiques ont plus de succès comme les salons d’aide au recrutement, les opérations qui génèrent du business plus rapidement, les participations aux salons. On essaie de trouver des leviers avec les collectivités pour les mobiliser sur des projets de Recherche et Développement car elles n’ont souvent qu’une vision à 3 ans ou 5 ans»

MedMultimed est un franc succès, cette année le nombre de ses adhérents a doublé : «en 2005 nous étions 30 maintenant 70 ; mais le budget de fonctionnement est resté le même. On a besoin de se structurer, de franchir le palier pour animer ce réseau. Avec des entreprises de plus en plus grandes et une importante hétérogénéité des activités, nous souhaitons construire quelque chose de solide ». Il y a fort à parier que MedMultimed y parviendra rapidement avec en ligne de mire la réalisation d’un véritable cluster.

(Pour en savoir plus : medmultimed.com)

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VOXINZEBOX : «Une machine à innover »

Créée il y a six ans, Vox Inzebox fait partie des entreprises issues de la pépinière Marseille Innovation qui ont connu un véritable succès. Cette société propose des visites guidées sur support mobile, à savoir : téléphone, pocket PC, avec GPS, lecteur MP3… Les visites sont en mode audio et parfois en vidéo, et sont orientées vers le tourisme.

Vox Inzebox a fait le choix dès sa création d’intégrer plusieurs structures d’accompagnement. Ainsi, l’entreprise a bénéficié du soutien de L’Incubateur Belle de Mai, puis a fait partie de la pépinière d’entreprise du Pôle Média, où elle a choisi de s’installer. Son directeur est également un membre fondateur de l’association des professionnels du multimédia de contenu, MedMultimed.

Yann Le Fichant a ainsi développé de solides relations de partenariat avec les entreprises du Pôle Média comme Cityvox, Eduneo, Cap Multimédia ou Sparraw. Etre réunis sur un même lieu permet aux dirigeants d’entreprise de se rencontrer plus facilement, de s’entraider techniquement ou commercialement et même financièrement en partageant, par exemple, le coût d’une formation.

Selon Yann Le Fichant, « la filière multimédia à Marseille est propice à la création entreprises plus qu’ailleurs », grâce aux structures comme Marseille Innovation, MedMultimed, l’Incubateur de la Belle de Mai, « il y a un environnement favorable avec un cluster qui s’est créé ». 

Bien que leader sur son marché, Yann le Fichant garde les pieds sur terre pour lui « quand on crée une entreprise, il faut toujours être pessimiste à court terme, optimiste à long terme et toujours être prêt quand les nouvelles technologies vont arriver mais il ne s’agit pas de développer à grande échelle tout de suite, le time to market c’est vital ». Ainsi Vox Inzebox est déjà prêt pour la 3G mais attend que l’utilisation se généralise, d’ores et déjà trois villes sont équipées du service en vidéo.

Une des voies d’avenir de Vox Inzebox, est la récente plateforme de téléchargement sur Internet, Zevisit où les internautes peuvent obtenir gratuitement des contenus, déjà 150 000 téléchargements en 6 mois, 300 000 d’ici la fin de l’année.

L’avenir pour Vox Inzebox, c’est également le projet MAXSSIMM du Pôle SCS (Solutions Communicantes Sécurisées). Tous les grands industriels en font partie, Gemalto, ST Microelectronics, Phillips… Ils mettent tout en oeuvre pour associer des entreprises comme Vox Inzebox, qui a pour objectif de créer des visites interactives et personnalisées pour les futures puces de téléphones mobiles.

Avec tous ces projets, Yann le Fichant a de bonnes raisons d’être optimiste.

(Pour en savoir plus : voxinzebox.com)

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Marseille Innovation : « Notre avenir passe par l’avenir de nos entreprises »

image_pole_media_3Marseille Innovation est une association d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises innovantes. Elle réunit trois pépinières d’entreprise à Marseille et anime un réseau de structures dédiées à l’innovation et au développement économique sur le bassin méditerranéen.

La pépinière du Pôle Média de la Belle de Mai accueille les jeunes structures des filières multimédia, audiovisuelle, du cinéma, des télécommunications. Les critères de sélection sont simples : pour M. Rey, directeur de Marseille Innovation les créateurs doivent proposer des «  projets innovant, des innovations d’idées, de produit, de marchés ». L’accompagnement se traduit, bien entendu par des moyens logistiques et des locaux d’hébergement mais la principale valeur ajoutée de la pépinière réside dans sa panoplie d’experts accessibles à des tarifs préférentiels. Toutes les ressources nécessaires pour aider ces entreprises à se développer, sont disponibles : juridique, technique, financière, marketing, commerciales, stratégiques, internationales, gestion des ressources humaines…

Financée par la région, la Ville de Marseille
, la communauté urbaine et le Conseil Général des Bouches du Rhône, Marseille Innovation poursuit l’objectif de peser le moins possible sur ces collectivités. Aujourd’hui Marseille Innovation fonctionne avec 60% de ressources propres. Cette indépendance financière lui a notamment permis de multiplier ses budgets par cinq en 10 ans. Pour Christian Rey, l’association a « le soucis de parvenir à un modèle économique le plus privé possible depuis sa création, … une entreprise au service des petites entreprises, tout en restant  un vrai outil d’interface public/privé ». Par ailleurs, les collectivités participent à la sélection des entreprises accompagnées lors des comités d’agrément.

Actuellement, les locaux de la pépinière de la Belle de Mai, remplis
aux deux tiers, accueillent une vingtaine d’entreprises. Grâce à une surface confortable de 1500m2, la pépinière offre également des bureaux de production aux professionnels de l’audiovisuel ou du cinéma, de passage à Marseille. Selon Christian Rey, ce service supplémentaire permet « de rendre visible pour le monde du cinéma et de la télévision, le lieu qu’est le Pôle Média, en captant ces structures qu’on ne voit pas, et qui font toute la dimension casting, repérage, le suivi lourd des films… C’est ça l’idée, connecter nos entreprises à des grands qui sont là comme Taxi 4».
En effet, la synergie fait partie des préoccupations permanentes de la pépinière d’entreprise. C’est l’apport fondamental de cette structure d’accompagnement : être intégré immédiatement au réseau de sa filière d’activité, se retrouver avec des personnes qui partagent les mêmes problématiques, l’équipe de Marseille innovation et ses experts, tout cela favorise l’émergence de projets communs, l’échange d’information et de compétences.

Parmi les exemples marquants de réussite d’entreprises soutenues à leur débuts par la pépinière de la Belle de Mai, Vox Inzebox centrée sur la création de contenu pour la téléphonie mobile et Marsatac, devenue un festival de référence pour la musique électronique.

Mais le chemin de la réussite n’est pas sans embûches. L’univers du multimédia concentre des personnes qui ont des compétences très diverses, des métiers extrêmement différents qui évoluent sans cesse. Pour M. Rey, « ce modèle économique n’est pas simple, les gens n’ont pas conscience de la complexité de ce qu’ils achètent. On invente tous les jours une interaction entre les outils, les applications et les usages, les entreprises ont des difficultés à vendre au juste prix leurs services. »

Les actions de Marseille Innovation ne sont pas prêtes de s’arrêter, bien au contraire. Christian Rey annonce « un développement lié à la photonique et l’optique sur technopole de château Gombert, un nouveau bâtiment spécialisé sur l’optique et la photonique ». La pépinière dédiée au logiciel libre connaît également une croissance considérable. L’ambition de Marseille Innovation est « d’essayer d’inventer des entreprises qui seront à la convergence de images, des TIC, de l’informatique et de l’optique dans 5 à 10 ans ».

(Pour en savoir plus : marseille-innov.org)

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22 décembre 2006

L’Incubateur Multimédia Belle de Mai : préparer les créateurs d’innovations

Spécialisé dans le domaine des industries du multimédia éducatif et culturel, l’Incubateur soutient des projets de création d’entreprises innovantes, originaires de toute la France. Depuis le début de son activité, en juillet 2000, l'Incubateur Multimédia Belle de Mai a accueilli 64 projets en incubation parmi lesquels 43 ont permis la création d’entreprises générant plus d’une centaine d’emplois.

Les porteurs de projets : très peu sont issus du monde de la recherche

Imaginez un homme, âgé de 35 ans, diplômé de l’enseignement supérieur avec une expérience très réussie dans le monde privé, impliqué dans le monde de l’industrie mais également dans le monde de la recherche … Voilà, le portrait type d’un porteur de projet à l’Incubateur Multimédia Belle de Mai.

Pourtant, selon M. Brocart, directeur de l’Incubateur, la mission des Incubateurs étant de valoriser la recherche publique, « le profil idéal est un chercheur ou un enseignant chercheur post-doctorant qui prend conscience que ses recherches offrent des possibilités de développement économique». Mais le vivier n’émane pas de la recherche, il faudra encore des efforts pour que les chercheurs et les enseignants chercheurs aient le goût de l’entreprenariat.

L’Incubateur Multimédia Belle de Mai reçoit de 50 à 60 projets par an ; seulement 10 projets pourront être accompagnés. Le nombre de demande reste constant mais la qualité des projets s’améliore favorisant une meilleure sélectivité.

Pour M. Brocart, il ne s’agit pas d’« un cabinet de conseil, les Incubateurs sont là pour que le porteur de projet se pose les bonnes questions »

Cette structure offre une hébergement et une aide logistique grâce à des plate-formes d’incubation, une mise en relation avec les professionnels, les organismes d’aide à la création d’entreprise, et un financement de prestations nécessaires à la réalisation du projet (études marketing, techniques, conseils juridiques...). Afin de les préparer à leur rôle d’entrepreneur, une partie de ces aides seront remboursables.

Pour Jean Pierre Brocart, le rôle de l’Incubateur «  n’est pas du tout de répondre à sa place, et de faire à sa place mais de l’amener à prendre conscience des questions, les étudier et d’avoir en tête les meilleures réponses possibles pour lui, pour son projet et le développement de son entreprise. »

Au terme de l’incubation qui dure de 18 à 24 mois, l’Incubateur gagne du temps sur le développement de l’entreprise. Le porteur de projet et son équipe sont formés, ont une connaissance plus concrète de leur marché, des développements et des partenariats possibles.

Enfin, quelques conseils de M. Brocart pour créer son entreprise :

- « être entrepreneur, c’est un métier très difficile, c’est 24h/24 tout le temps ;

- être en équipe, même à deux, cela permet de se conforter, réconforter, critiquer ;

- ne pas s’imaginer obtenir des résultats immédiats, les porteurs passent par des phases de joie, de déception et de doute ;

- il faut prendre du recul pour redéfinir ses décisions selon les difficultés rencontrées. »

Une autre donnée, qui découragera les moins téméraires, concerne les finances : pour M. Brocart, «quand il n’y a pas d’investissement financier propre au départ, malheureusement les statistiques montrent que le projet parvient peu souvent à la création entreprise »

Il faut donc s’engager personnellement dans cette aventure !

(Pour en savoir plus : belledemai.org)

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